"La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous." - Franz Kafka.

1 avril 2012

Par correspondance #14


22 Mars 2012 - Brebeza


La marche s'allonge le long la route, lente, cadis après cadis on se perd à l'horizon, on se prépare au premier rencontre avec la police, il y a qui nous motive, il nous raconte des histoire des anciennes batailles, Nicopolis, d'un temps passé et oublié.


On arrive et on se jette dans la mer, plaine d' energie. Une jeune couple greque, qui bizarrement savez q'on serait arrive pendant la journée, ils nous regarde hallucinés. Elle me demande qui on est, et apres se rappelle que elle savait de notre arrive. On a une energie folle, adrenaline pure, apres les 20 km de routine...


Les couleurs de la peau se mélangent aux mouvais odeur et les langues, toutes differentes, produisent la nouvelle Babel qui nous caractérise. La police rapidament disparaisse comme la peur qui nous a permis cette entré trionphale dans cette "grand ville" greque..., bien évidemment très grand, apres le dernier village de 300 habitants...


Ici des miracles peuvent se produire, les greques sont prêt à tout casser, désespérés. Même si avec des forces infimes, pas des greques avec nous, on est capable avec notre seule existence de faire comprendre qui on est et pourquoi.


"...Nous ne somme pas comme vous vous voudriez que nous sommes,

nous ne somme pas comme nous on voudrait être non plus.

Nous allons, avec un effort joieux, et apres en se jettant à la mer

Nous parlons sans faire peur. Nous , nous sévissons sur nous-mêmes, paumés et perdus

dans le fond d'une etrange aventure, désesperamment amoureux, sans trop se dépêcher... "



Je recopie mantinant un passage un peux plu vieux de mon carnet:


14 Mars 2012 - Entre l'Italie et la Grèce


On est partis, l'Italie s'éloigne.

Euphorie generale, on est 23, ancore un francais s'ajoute le dernier jour...

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Nous somme rentrés en Italie avec la mer à la notre droite, on la laisse, la terre derrière les épaules. Des milliers de souvenirs des page perdus, des mots dans le vent. Magie de la place Mercantile (Bari) qui nous a accoulli ave elegance. Quelcun un fois disait q'on aurait terminé en bouffant du caviar, en effet en fin il est arrive ici à Bari.


De ceux qui sont partis avec moi de Nice ce qui restent sont que 6 personnes je crois. Hier j'ai racconte l'histoire de la marche et mon histoire personelle. Et de comme les deux s'entremelent, en s'intersqueant. Mon compagnon outur du bracero , il avait une aire etrange en m'ecoutant. Pour la premier fois prenait concience de quesque il etait en train de faire, et de comment tout ça il est né et de comme il s'est construit...

Moi et la jeune et bolnde fille greque , on est un peux comme le pere et le mere de cette Marche en Grece et en Italie.


...Sara, quelquen m'a dit qu'elle est la saint des nomades..., il y en a eu beucoup dans cette marche...


apres tout se que s'est passe dans cette marche jusque ici il pourrait paraitre que la "provvidenza" vielle sour nous, pendant notre chemin. Meme avec touttes les adversite nous avons reussit à arriver ici dans le bateu, sans graves accidents....


....Un corps, une idee qui nait dans un corps, elle se propage comme un virus dans d'autres corps, et la se transforme. Pour que l'alchimie se realise il faut des condition externes specifiques, mais imprecisables.

L' enchenemaint( concatenazione) des evenements, un neud inestricable des desirs, corps, matières premières, se densifient en un fait concret, visible et ouvert aux visites.


L'histoire elle fonctions ainsi, la grande et la petit. Peut-etre on fait partie de quelque chose , quelque chose qui est en traine de changer. Nos fils le verront. La Grece du mythe, des heros tragiques et emouvent. Des esprit sublimes et qui se moquent de tout. Un voyage dans le temps et dans l'espace, à la recherche de la démocratie. De l'utopie, en la cherchant on la retrouve, a chaque pas on la construit.

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Un nuit , une de celle que tu passe reveillé en ecoutant le monde en streeming sur ordinateur , une nuit de celle la j'ai ecouté le Tambour d'Athenes. J'ai ecouté les corps, les vois ,les desirs d' une peuple. Un cris feroce etr amable qui se levait d'une place remplis... le resau resonnait Syntagma. Aujourd'hui ce tambour bat ancore dans mon coeur, il me rapppell de l'urgence, de la necessite, que il retourne à donner sa pulsatione aux peuples europeenne et de la terre toutte.


Agora, Agora internationale. Elle est né a Bruxelles. Elle est né pendant une des rencontre preparatoire pour l'arrivé des Marche à Bruxelles, elle est ne comme une evidence dans les conciences de gens qui commenceait à reflescire sur le concepte d'une democratie directs et qui apres certaine ont pris part a cette marche vers Athene...


Gerusalemme..de fois quelquen en parle. Je termine la a Bari un interviue et apres outur du bracero qualquen me fait la meme question: quesque tu va faire apres Athene? vas tu à Jerusalemme?


Je vais passer le relais, a quelqu'un j'espère. Beaucoup des gens esperent qui quelquen s'engage pour partir ver Jerusalemme...


Luca Samsa


21 mars 2012

Par correspondance #13



15 Mars 2012 – Igoumenutsa

La marche dans le bateau, avec 3 chiens 23 marcheurs et 8 "Carrello" italien, nos charrettes postmodernes,

Il nous accuille un nouveaux marcheur francaise, pas de greque, la seule qu'on marchait avec nous nous a laisse à Salerno,(j ai jamais veritablement compris pourqoi). On face vraiment à l inconnu, on arrive en pont des pied dans la place, on ne sait pas le reaction possible des nouvelle forces de l'ordre avec le quelle on ne peut meme pas parler.

On voit de tout suite que la place c'est a nous , et le travaille creatife commence, il apparait quelques hores trois drapeau en greque, qui ensuite deviendrons nos signes d'identification et qu'on espere ramener jusque Athene.

Premiere assemble populaire en Grece,

Ici la vie coute chere, et le salaire sont beaucop plus bas, le gens sont d'une generosite desespere, moins ils ont plus ils offrent.

Tout va bien ici en Grece, et la Marcha arrivera a sa destination...

17 Marzo 2012 Margariti

Je suis la , la marche continue, ici en Grecia, a Margariti...

J'ai acheté un outil plus adéquat pour te faire ressentir ma sensation et emotion ici en terre Greque... un lap-top pour ecrire .

Ici, comme quelqu'un m'a dit je me suis metamorphese, je ne peux plus parler aux gens, je m'exprime aux gestes de sourd muet...donc j'ai le temps pour ecrire et racconter plus.

La derniere fois que j ai t'ai ecrit je me trouvait a Salerno je croit,

et bien maintenant on est en Grece...

Bhe on a traverse la montagne , on a fait trembler des coeurs, meme si on etait des fois presque desesperé, apres avoir perdu une de la Marche, la seule greque qui marchait avec nous.

Son depart, premature m'a donné ancore plus d'énergie, j'ai combattu contre moi-meme, j'ai renforce ma carapace pour m'empecher de tomber dans la tristesse et la désillusion.

Le villages traversés nous ont recompensé avec une enorme paretecipation, de fois véritablement émouvant comme quand a Vietri di Potenza, ont etait attendu par la population, et même avec la tempete on reussi a faire un des assemblee popoulaire le plus touchant, à la lumiere de quatre bougie que a plusieures reprise ont faillies de s'éteindre, à cause de la violence du système dans lequel on est tous contraints à vivre, mais le peuple unis dans l'assemblee defendait avec courage la petite flamme , l'etincelle ,la justice,l'amour qui la au centre vive brulait, et nous donnait la force de continuer à etre la simplement, pour s'échanger.

On est monté et descendu, et ancore monté et descendu, sans jamais s' arreter.

La nuit autour du Bracero le discours, le mouvais discurs revenait, melange à l'alcool et la fatigue. Prise de tete, liberation psiquique ecoutè dedans un tent trop attentif.

Il faut les pistoles il nous repetent le plus vieux, nous on fait large nos epaule en repondant san trop fortes convinction dans nos mots deja bsurn eaucop masse...

La qauestion de l apres est pose a plusieures reprises, par les gens qu'eon rencontre et meme parmi nous.e

Un jour a Bari un compagnons me demand de mon future, e la discussion se porte surn l origine de la marche, des mmarches, et de comme mon histoire personale se croise et s'entremele dans cette mouvement.

Comme se rebeller, qoi faire, qoi faire s'est tujours ca le probleme, ce que les gens que nous rencontrons voudrait savoir de nous.

La marche, donne la possibilite à une certaine umanite de temonier son ostilite profonde au systeme,

elle sert a la cristalliser a la repandre.

18Marzo 2012 -Mesopotamo

Et voila,

Je ecrit enfin mes nouvelle impression de la derniere etape,

Silence, ici en Grece, c'est sauvage, incontamine, des colle verte , un petit rue, pas beaucoup de voiture, la suer commence à couler et le couleure rouge des visage se contraposent aux verds-blue intense du paysage du printemp.

L'odeure fort chevres et le moutons titille mes narins, une paysage certe mytologique, on reve d'Ulisses en voiant la mer.

L'arbre de la connaissance la au centre del'accampement , ici comme à Margariti, un point d'interrogation enflammé, symbole d'incessante recherche, spiraliforme, outur du quelle l'assemble s'interroge en cherchant, en recherchant ancore et ancore en un forme toujours instable et contradictoire un verité perissable, qui se question ancore une fois.

Une rationalite aux meme temps contructive e distrutcive nourrit par le caos , résonnante dans un armonie incomprensible,celle du collective qui est capable de se retrouver autur du point limite de la destruction, mais qui ne cede jamais a sa propre extinction.

Le feu de la raison, le Logos element premier et ultime du monde... il nous ensegnait une certaine philosophie ancienne, antisystemique...

Luca Samsa

18 février 2012

Les maximes d'un animal social #3


D 5/2
L'idée d'une réappropriation des débats publics et des prises de décisions politiques par le peuple fait son petit bonhomme de chemin. Un jour prochain, la politique ne se fera plus dans les hémicycles ou dans les bureaux des lobbyistes, elle s'exercera au travers des assemblées populaires. Que les députés l'acceptent ou pas, cela ne changera rien. Que les défaitistes y croient ou pas, cela ne changera rien. Lorsqu'une telle idée nait, elle ne peut qu'aboutir. Pour elle, la mort n'est pas une option.

L 6/2
Ce sont souvent ceux qui se plaignent des conséquences des décisions prises dans le passé qui entretiennent leurs causes.

M 7/2
Et si nous remettions tout en question, en commençant par nos certitudes les plus raides ? Aurions-nous l'impression d'être perdu ? Vous aurez beau dire mais, cela me tente.

M 8/2
Avec 1.000.000 de personnes dans les rues de Bruxelles et de Francfort, vous pensez pas qu'on pourrait définitivement occuper le Parlement Européen et la BCE, organiser une constituante populaire, réécrire une nouvelle Constitution et instaurer la première démocratie dans l'Histoire de l'humanité ? 1000.000 de personnes, c'est 0.02 % de la population européenne. Entre les mythes dans lesquels nous baignons depuis la naissance et les utopies auxquelles nous aspirons, le choix semble évident, non ? En tout cas, je préfère mes raccourcis à ceux de la Troïka.

L 13/2
Le 12 février 2012 : une date qui restera sans doute dans L'Histoire, comme celle qui aura marqué le début d'une nouvelle ère pour les Peuples d'Europe. Les Grecs ont répondu aux attaques de la Troïka par le feu. Les esclaves aspirent à s'affranchir. Ce que les acteurs des mouvances populaires dénoncent depuis si longtemps risque de devenir une réalité partagée par de plus en plus de gens. Tenons bon. Continuons à sensibiliser notre entourage et à cultiver l'éveil des consciences. Réorganisons des assemblées populaires dans toutes les villes où nous existons, dans les campagnes, les quartiers populaires, les cités, les places des centre-villes, les universités, les PME et les grandes entreprises, partout où la vie sociale, économique et politique existe. Reprenons les rennes de nos vies. Libérons la connaissance, favorisons les logiciels libres et le partage d'information, intéressons-nous aux monnaies alternatives, aux systèmes de vie en communauté, réinstaurons la gratuité dans nos échanges, en commençant par celui de l'amour et de l'amitié, etc. Le jour où nous serons dans le cas de la Grèce, nous saurons quoi faire.

M 15/2
300.000 personnes se sont mobilisées à Lisbonne samedi dernier, plus d'1.000.000 à Athènes. Sont-ils tous dans les rues pour saluer les décisions technocratiques de représentants non élus ? Ou y sont-ils pour témoigner au monde de l'absurdité cruelle des mesures d'austérité qu'on nous impose ? Je vous le demande, très simplement : qui vit dans le déni ? Ceux qui refusent d'admettre que nous n'avons jamais vécu en démocratie ou ceux qui veulent en construire une ? Je vous le demande, très simplement.

Lorsqu'on lit ce que Piccinin, Khalaf ou Meyssan nous rapportent de leurs observations respectives en Syrie, on ne peut qu'éteindre notre TV et envoyer un courriel à Avaaz pour leur demander d'arrêter de nous mentir et de nous demander des dons.

V 17/2
L'information est une interprétation de la réalité et ne pourra jamais se substituer à la réalité elle-même.


Littéralement,
Badi Baltazar

17 février 2012

Par correspondance #12


Salut, je suis a Salerno

J'ai pas beaucoup de temp, ici les sentiments s 'enflamment parallelement aux flammes que enviluppent Athene, porqoi on est ici dans la campagne, null part en Italie, quand la guerre dans la rue se repand la à Athene, e bien , nous on arrivera , peut etre quand tout sera a nouveau endormit, pour reveiller encour un fois la juste collere popoulaire, la rage du peuple.

Salut je dois partir.

Luca

12 février 2012

SOS Grec: "Peuples d'Europe, soulevez-vous!"


Le Buvard relaie ici deux textes révélateurs d'une situation plus qu'alarmante en Grèce. Le premier de Marie-Laure, qui vit là-bas depuis 20 ans et s'adresse à sa soeur sous la forme d'une lettre et le second est celui du discours prononcé par Sonia Mitralia, luxembourgeoise, fondatrice du groupe "Initiatives des femmes contre la dette grecque". 

Pour information, le mari de Sonia, Yorgos, est économiste, membre du CADTM et co-fondateur de l'ELE (le comité pour la constitution d'une Commission d'Audit de la Dette Grecque). Mediapart a publié ce discours prononcé le 24 janvier dernier devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg. Dans son discours, Sonia Mitralia rappelle entre autre que le «droit international oblige (...)les Etats à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes».




Lettre de Marie-Laure 

J'ai essayé de t'appeler hier, parce que je sentais qu'il fallait vraiment que je vous dise ce qui se passait à ce moment-là.

A lire la une du Monde, vous ne risquez pas la surinformation à propos de la Grèce...

Donc, les chefs des 3 partis soutenant le gouvernement non élu de Papadimos (ex Goldman Sachs, ex gouverneur de la Banque Centrale de Grèce...), à savoir: Papandréou (Pasok), Samaras ((Néa Dimokratia, droite), Karatzaferis (Laos, extrême-droite) se sont réunis, pour faire semblant de négocier (on savait depuis le départ qu'ils diraient oui à toutes les exigences de la Troïka.

Résultat des courses: (j'en oublie forcément)

1) suppression des conventions collectives, tout le monde à la même enseigne, élargissement de la dérégulation, emploi à temps partiel, conditions d'embauche spéciales pour les - de 25 ans (voir + bas)

2) baisse de 22% du salaire minimum (le portant à 600 euros bruts; soit env. 480 nets)
cela influe sur TOUTES les primes (enfants, mariage, diplômes...) qui s'ajoutent éventuellement  au salaire de base et sont calculées à partir du salaire min.

3) 10% de baisse en plus pour les - de 25 ans (donc salaire de base à 527 euros bruts pour eux, moins de 400 euros net, à condition bien sûr de travailler à plein temps).

4) gel du salaire minimum pour 3 ans (jusqu'en 2015)

5) gel des primes à l'ancienneté tant que le chômage ne sera pas à moins de 10% (les calendes grecques, quoi)

6) baisse de 2% des cotisations sociales en 2012, et de 13% en 2013

7) baisse des grilles des salaires dans la fonction publique (et bien sûr ce n'est pas la première)

8) baisse de 15% des retraites complémentaires (pour toutes les retraites complémentaires, quel que soit le montant total perçu par les retraités)

9) la question des retraites principales reste ouverte

10) baisse de 15% des retraites principales à DEI (équivalent d'EDF), OTE (le téléphone) et dans les banques nationalisées ou semi

11) suppression directe de 15.000 postes dans la fonction publique, et de 150.000 (par non reconduction de postes après retraites, etc...) d'ici 2015.
Les enfants font cours dans des écoles sans chauffage, on attend toujours les livres (mais ça ça paraît franchement anodin comparé à tout le reste), pour faire des examens à l'hôpital, il faut avancer les frais (et être remboursé à 70%, si la caisse de Sécu existe encore à la date du remboursement...)et comme on ne paie pas nos impôts divers (on est imposable à partir de 5.000 euros par an..., + impôt sur la propriété, et bon nombre de Grecs, pauvres par ailleurs, sont propriétaires, etc etc.),... on nous fait une ponction à la source sur nos salaires.
Mon dernier salaire (janvier, sans la ponction automatique d'environ 30euros pour impôts, et avant les baisses annoncées aujourd'hui) était de 758 euros. Byzance, quoi.

Mon loyer est de 320 euros, le fuel est à 1,06 euros le litre, l'essence à 1.69 (dans le meilleur des cas), le pain à 1.60 le kg, les patates à 0.8, le lait à 1.2 ...
Dans les médias, on subit une offensive de propagande incroyable ("c'est dur, mais il faut ça pour se sauver", 'c'est l'occasion de mettre de l'ordre avec tous ces tricheurs"  etc...), et ceux, pas nombreux et seulement dans les médias alternatifs, boycottés et censurés systématiquement, qui affirment qu'il faut dire non, refuser ce prêt et tout ce qui va avec, et retourner à la drachme qui nous permettrait enfin de nous remettre debout (parce que tant qu'on est ficelés par la monnaie commune, on ne peut rien faire, sinon être plongés encore un peu plus dans la récession), sont accusés de folie, communisme, enfin bref de tous les maux de l'humanité.
Le gouvernement NON ELU et placé là au mépris de la constitution, signe un arrêt condamnant la Grèce pour les 50 prochaines années (ce n'est pas une exagération). C'est systématique, organisé, délibéré, et ça fonctionne.

Les Allemands, après avoir retiré leur demande de placer un proconsul en Grèce (ça a provoqué un tollé, même chez les Allemands!), insistent pour que soit créé un compte spécial, destiné au service de la dette, et géré... par eux (les créanciers). On ne précise nulle part qu'ils veulent, c'est un fait, que ce compte soit alimenté non seulement par le prêt à venir, mais aussi par les recettes de l'Etat, si besoin est.
Ca a un nom: colonisation.
On va monter à Athènes avec Christos, on ne sait franchement pas trop pour quoi faire, encore, je vous tiendrai informés. Je sais que vous faites tout ce que vous pouvez pour faire passer les infos, continuez, c'est la première chose à faire, on a vraiment besoin de votre soutien.

Beau cadeau d'anniversaire pour Cécilia, hein?... bon, on lui fera quand même quelque chose d'aussi sympa que possible, sans doute la semaine prochaine.

On pense à vous, on vous embrasse
Marie-Laure.


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Discours de Sonia Mitralia

Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce, son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.


Tout d'abord, même les inspirateurs de ces politiques admettent maintenant ouvertement non seulement leur échec patent, mais aussi que leurs recettes étaient dès le début totalement erronées, irréalistes, inefficaces et même contre-productives. En voici une illustration qui concerne non pas une question secondaire mais le cœur du problème, la dette publique grecque elle-même. Selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques (d'austérité plus que draconienne) s'avéraient efficaces à 100%, ce qui est d'ailleurs totalement illusoire, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120% de PIB national, c'est-à-dire au taux qui était le sien... en 2009 quand tout ce jeu de massacre a commencé! En somme, ce qu'ils nous disent maintenant cyniquement, c'est qu'ils ont détruit toute une société européenne... absolument pour rien!

Mais, comme si tout cela ne suffisait pas, ils persistent à imposer aux Grecs –mais aussi pratiquement à tout le monde– exactement les mêmes politiques qu'eux-mêmes admettent en échec. C'est ainsi qu'on est désormais en Grèce au septième «Mémorandum» d'austérité et de destruction de services publics, après que les six premiers ont fait preuve d'une totale inefficacité! On assiste au Portugal, en Irlande, en Italie, en Espagne et un peu partout en Europe à l'application de ces mêmes plans d'austérité draconienne qui aboutissent partout au même résultat, c'est-à-dire enfoncer les économies et les populations dans une récession et un marasme toujours plus profonds.

En réalité, des expressions telles que «austérité draconienne» sont absolument insuffisantes pour décrire ce qui est en train de se passer en Grèce. Les salaires et les retraites sont amputés de 50 % ou même, dans certains cas, de 70 %. La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l'école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines, des milliers de SDF misérables, affamés et en haillons. Le chômage atteint désormais 20 % de la population et 45 % des jeunes (49,5 % pour les jeunes femmes). Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d'hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40 %, qu'il faut payer très cher même pour accoucher, qu'il n'y a plus dans les hôpitaux publics de pansements ou de médicaments de base comme des aspirines. L'Etat grec n'est toujours pas capable, en janvier 2012, de fournir aux élèves les livres de l'année scolaire commencée en septembre passé. Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants de maladies rares se voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance après que l'Etat grec leur a coupé les subsides et les médicaments. Le nombre de tentatives de suicide s'accroît à une vitesse hallucinante, comme d'ailleurs celui des séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités. Des millions de femmes grecques se voient maintenant chargées des tâches normalement assumées par l'Etat à travers ses services publics quand ceux-ci n'étaient pas encore démantelés ou privatisés par les politiques d'austérité. La conséquence en est un véritable calvaire pour ces femmes grecques : non seulement elles sont les premières à être licenciées et sont contraintes d'assumer les tâches des services publics en travaillant de plus en plus gratuitement à la maison, mais elles sont aussi directement visées par la réapparition de l'oppression patriarcale qui sert d'alibi idéologique au retour forcé des femmes au foyer familial.

On pourrait continuer presque à l'infini cette description de la déchéance de la population grecque. Mais, même en se limitant à ce qu'on vient de dire, on constate qu'on se trouve devant une situation sociale qui correspond parfaitement à la définition de l'état de nécessité ou de danger reconnu depuis longtemps par le droit international. Et ce même droit international oblige expressément les Etats à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes.
Comme le souligne la Commission du droit international de l'ONU à propos de l'état de nécessité: «On ne peut attendre d'un État qu'il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu'il abandonne les services publics de telle sorte qu'il livre sa communauté au chaos et à l'anarchie simplement pour ainsi disposer de l'argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu'on peut raisonnablement attendre d'un État, de la même façon que pour un individu.»

Notre position, partagée par des millions de Grecs, est claire et nette et se résume au respect du droit international. Les Grecs ne doivent pas payer une dette qui n'est pas la leur pour plusieurs raisons.

Primo, parce-que l'ONU et les conventions internationales –signées par leur pays mais aussi par les pays de leurs créanciers– intiment à l'Etat grec de satisfaire en toute priorité non pas ses créanciers mais plutôt ses obligations envers ses nationaux et les étrangers qui se trouvent sous sa juridiction.

Secundo, parce-que cette dette publique grecque, ou au moins une part très importante, semble réunir tout les attributs d'une dette odieuse, et en tout cas illégitime, que le droit international intime de ne pas rembourser. C'est d'ailleurs pourquoi il faudrait tout faire pour faciliter la tâche de la campagne grecque pour l'audit citoyen de cette dette afin d'identifier sa part illégitime –et non pas tout faire pour l'empêcher, comme l'Etat grec le pratique maintenant. 

Notre conclusion est catégorique: la tragédie grecque n'est ni fatale ni insoluble. La solution existe et la répudiation, l'annulation et le non paiement de la dette publique grecque en font partie en tant que premier pas dans la bonne direction. C'est-à-dire, vers le salut de tout un peuple européen menacé par une catastrophe humanitaire sans précédent en temps de paix...

Sonia Mitralia

10 février 2012

Par correspondance #11



Salut,

Enfin on est arrive à Naples, tous ensemble, sains et saufs.

Apres la grêle, la pluie, la tempete et la misere du territoire, la aux bord du capitalisme la on trouve l'exploitation la plus grande, celle de l 'abandon, similaire aux bidonville l'ancienne route Domitiana a traversé l'esprits des marcheurs, les a secoué, un paysage d'une outre continent, un continent ou la vie n'est pas digne d'être vécu.

Dernière étape avant Naple, Castel Volturno-Qualiano, beaucoup de kilomètres, trop surement pour certains, dans le sombre en plus.

Mais Naples nous attendait, je suis attaque, encore une fois face a lassemble reunis, a cause de ma capacite peut-etre de jamais m 'abbatre ou me plaindre, je produit frustration chez qui ayant beraucoup d' idee n arrive pas a le relaiser, je m oppose aux forces disgregatrices avec patience.

Musique, contre la manipulation, le chant qui redonne la parole a qui doit parler defend la force du groupe qui n accepte pas a se faire détruire.

Ici Naple, ville extraordinaire, on est la dans la Piazza del Gesu, on est aux froide, mais ici le peuple de Naple nous aime enormememt, in nous apportent tout qui est necessaire, aux niveaux materielle et politique, on commence a faire brece ici, ici dans la ville de l'emergence, de l'humour de Pulcinella qui rigole face aux gendarme, et il s'en fou, comme nous du gele qui on est en traine sentir,

Hier nuit je m' endorme avec la Canzone dei Briganti, refraine de la marche depuis un matin ensolelle dans la cote de la Liguria.

Naple, on commence a parler d' Athene, la bas la situation s empire, e la marche surment va se metamorfoser encore, qui suivra?

Qui acceptera qui il y a une fine a cette marche de presque 6 mois?

Ici je suis chez Angelica, un ange qui nous a aide beaucoup a Naple, avec elle on parle du moyen orient et du printemps arab ed se ses mirroir.

Chez l abitat , la on se detache du monde interne de la marche, de la Place, on observe un peu de loin, oncse rappelle qui existent autres realite,
qui parallelement luttent , qui se croisent avec la notre et la nourrissent.

Etudiant du college plaine d entusiasme et d espoire participent aux assemble dans la place, qui s'agrandi e se retracit aux fure et mesure du froide
et de la musique qui se produisent outure des braceros dancant, et de de reves des gens cristallise outure de nous , misere corps qui bugent , de ville en village
sans reponces a d donner sans message a repandre, mais avec l energie , e la necessite d y aller la à Athene, la , la au bout ,la ou la philosophie est ne
avec la democratie directe, basè sur le questionnement perpetuelle populaire et collective en assemble.

Je creve de sommeille, et je te laisse avant qui soit trop tard, à bientot mon cher.

Luca

6 février 2012

Squat, la littérature est à nous !


- Squat ?!

- Encore un mot à consonance barbare !

- Vous ne croyez pas si bien dire, cher confrère. Ce genre de bizarreries pullule. Et bien qu’elles paraissent familières, leurs origines sont bel et bien étrangères. 

- Etrangères, certes, mais profondément ancrées dans le langage courant !

- Au même titre que des milliers d’autres vocables tout aussi grotesques les uns que les autres.

- Et qui souvent – incognito – se glissent discrètement dans les aléas et les replis de notre bonne et vieille langue française !

- Ca, cher confrère, je ne vous le fait pas dire !

Voici ce que chuchoteraient bassement, croulant sur leur chaires hautaines, les dociles et complices agents de l’Académie Française. Ceci dit, l’écrasante majorité d’entre nous n’ayant jamais mis les pieds dans un de ces endroits aux accents péjoratifs, permettez-moi de continuer à tourner quelque peu autour du pot ou plutôt devrais-je écrire, autour du bâtiment convoité de par son abandon. Car si ce dernier m’interpelle tout autant que la serveuse qui trimballe sans aucune gêne sa souriante silhouette à travers mon champs de vision (alors que j’écris ces lignes) je dois vous avouer que le film que j’ai eu le plaisir de visionner au Cercle Victor Hugo dernièrement m’a pour le moins remué. Je fais référence – vous l’aurez sans doute deviné - au long-métrage que Christophe Coello a tourné à Barcelone et qu’il a habilement intitulé Squat, la ville est à nous ! 

C’est donc fort de cette expérience cinématographique que j’ai finalement décidé – tant est que l’on puisse avoir la prétention de pouvoir décider de quoi que ce soit qui touche à l’art littéraire – d’aligner, ou plus précisément d’expulser ce trop plein d’émotion subversive.

Le décor étant à présent planté, je vais pouvoir m’accomplir et vous décrire une des scènes les plus caractéristique de ce reportage. Mais avant de vous faire partager cette séquence, je me dois de vous encourager à vous plonger, vous aussi, dans ces univers aimantés que sont l’intelligence, la pratique et la résistance des squatteurs du 21ème siècle, dont à mon humble avis, ma soif d’écrire ma vie – dans son entièreté – en est une expression vivante. Car en effet, quoi de plus parlant qu’un auteur qui squatte une langue que certains croient posséder ou dont ils se disent les illustres gardiens alors qu’in fine, elle n’appartient à personne. La preuve en est, tout ceux qui l’ont utilisée sont morts ou le seront un jour prochain. Mais bon, plutôt que de gaspiller davantage de cartouches, revenons-en à notre proie de béton au ventre vide.

Après de longues sessions de repérage, les voilà lancés depuis les toits d’un bâtiment quasi inhabité. Les alpinistes du peuple descendent en rappel le long de la façade intérieure de l’immeuble esseulé - en mode commando d’élite - accrochés à leur mousqueton, le cœur battant d’un sang froid. Les vitres éclatent et les verrous des fenêtres sautent sous les coups de leurs pieds. Tendus, concentrés et sous l’effet de l’adrénaline, ils sont bien décidés à investir les lieux. Pieds de biches, marteaux, burins, parés à faire face à toutes éventualités. Les téléphones portables sonnent les uns après les autres et la coordination se poursuit. Une fois à l’intérieur, le programme est clairement défini et les taches réparties : évaluation de l’espace conquis, piratage de l’électricité, des conduites d’eau, remplacement des serrures. Ils emménagent. Dans les minutes qui suivent, les habitants de l’immeuble sont abordés, visités, rassurés. Les présentations faites, les voilà installés. Enquête de voisinage, nettoyage, affichage de tracts pour signaler leur présence. Sensibilisation des riverains, dénonciation des procédures d’expulsion, de la spéculation immobilière et bras de fer avec l’administration, la justice, la police et le propriétaire. En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, un squat est né.

L’explosion de vie qui marque cet épisode sur lequel s’ouvre le film de Coello illustre à elle seule ce qu’une des personnes interrogées à la fin du documentaire explique : « On peut avoir la sensation que ce qu’on va faire ne sert à rien. Mais après l’avoir fait, on peut se rendre compte qu’en fait, ça marche ! Ouvrir un squat, c’est surpasser ses peurs, ses doutes et son désespoir. Ouvrir un squat, c’est laisser la réalité fixer les limites du possible. »

On comprend, au fil des images, qu’il y a autant de façon de vivre le squat qu’il y a de squatteurs. Tenter de vouloir conceptualiser le phénomène en l’inscrivant dans un cadre est intellectuellement malhonnête. En effet, outre les artistes ou collectifs d’artistes qui ravivent certains espaces abandonnés de nos villes, comme à Paris, Barcelone ou Berlin par exemple, que ce soit en accord avec le propriétaire ou pas, en acceptant de payer eux-mêmes l’électricité et l’eau ou pas, il y a ceux qui squattent parce qu’ils ne peuvent tout simplement pas faire autrement. Sans-abris, sans-papiers, sans logement ou sans droit, c’est une commune précarité qui les dénomine. 

Et puis, il y a par ailleurs des squatteurs qui vivent l’expérience de la réappropriation des espaces inoccupés comme un acte politique. Au-delà d’un mode de vie alternatif, marginal ou nécessaire, ces derniers ont la volonté de dénoncer les politiques de logement ainsi que la dictature des spéculateurs immobiliers. Ils choisissent le squat comme pour dire « Va te faire foutre ! » 
Qu’ils s’adressent aux fossoyeurs sociaux ou aux abstraites pressions systémiques, ce qu’ils expriment est un ras-le-bol, un profond refus. Celui de rester prisonniers de l’exploitation qu’ils subissent quotidiennement, écrasés sous le poids des crédits, du chômage et de la place centrale qu’a prise le travail dans nos sociétés contemporaines. Indignés, ils déverrouillent les cadenas de leur prison et s’affranchissent de leur boulet comme ils brisent les chaînes de l’esclavage sociétal.

Certaines scènes décrivent parfaitement cet état d’esprit, en allant même jusqu’à en faire le fil conducteur du film. L’organisation des tâches ménagères, la tenue régulière d’assemblées, de réunions, la mise sur pied d’une caisse commune – dont les apports se font sous formes de dons spontanés et non systématiques, la récupération des invendus du marché, la création d’une boutique de vêtements de seconde main à l’intérieur même de la collectivité, les alliances qui s’opèrent avec les voisins ou les associations de quartier. Et j’en passe. Tant de facettes de cet espace de partage et d’entraide, qui notons le, peuvent également être le théâtre de tensions, de disputes et de problèmes liés à la drogue ou à la violence, à l’image de la société au sein de laquelle ces vies en communauté se construisent.

Ce qui ressort régulièrement tout au long du film, c’est aussi l’idée que le collectif est une source d’énergie pour l’individu, qui ne pourrait réaliser seul ce qu’il parvient à réaliser seul mais au sein d’une collectivité.

En filigrane, une autre bobine se déroule, celle du combat médiatiquo-juridique qui est mené contre ceux qui cherchent à les expulser, à savoir les élus locaux, les propriétaires, les promoteurs immobiliers. Christophe Coello décortique très clairement les tenants et aboutissants de ce genre de mécanisme, du moins dans le cas du squat sur lequel il zoome. Lorsqu’après des mois de procédure et d’utilisation de tout les outils permettant de repousser les échéances, l’avis d’expulsion est signifié et que les occupants se réunissent pour décider ensemble de la suite à y donner, on ressent très bien le dilemme face auquel sont confrontés les squatteurs : s’auto-expulser et rouvrir un nouveau squat ou attendre que les forces de l’ordre interviennent. Reprendre son souffle, remettre les compteurs à zéro et se relancer dans un bras de fer avec l’oppression financière et politique qu’ils dénoncent ou abandonner et redevenir un des milliards de maillons de la chaîne qui les aliène. 

C’est sur ces points de suspension que s’achève le film… Un peu comme si le destin des squatteurs du 21ème siècle était celui d'une énergie renouvelable. De squat en squat, de communauté en communauté, d’action en action et d’expulsion en libération. Tout comme leurs semblables - Indignés anonymes et célèbres - ils insufflent la vie à des espaces ou la mort s’est installée.


Littéralement,